INFRASTRUCTURES
Nouvelle liaison à mobilité douce I A9 Sion-est
Concours I 2018

La liaison à mobilité douce reliant le parking des Echutes à l'Hôpital de Sion se situe sur une ligne de transition entre un contexte urbain en phase de densification (quartier de Vissigen et installations sportives autour du stade de Tourbillon) et un contexte paysager (vergers, zones renaturées aux abords de l'autoroute,  golf et aménagements largement arborisés des parkings extérieurs de l'hôpital).
Au travers de plusieurs séquences, le traitement de la liaison entend reconnaître cette position d'entre-deux ou en limite de ville, tout en favorisant une reconnexion de territoires séparés par l’infrastructure routière au profit des mobilités douces et des milieux naturels.

La plus grande partie de la liaison se trouve hors des circulations motorisées et relie deux espaces de dilatation qui articulent les jonctions avec les voiries existantes.
Du côté de l’hôpital, une place aménagée avec quelques bancs et des arbres permet le raccordement au trottoir longeant le parking en construction sur l’avenue du Grand-Champsec. Du côté nord, un nouvel aménagement traverse le passage sous voies pour épouser le bord du biotope d'un côté et intégrer la rue des Maraîches avec des bandes de ralentissement de l'autre.

Les chemins d’accès à la passerelle sont positionnés parallèlement aux voiries existantes, en limite des espaces de renaturation aux abords de l'autoroute, de manière à les toucher le moins possible. Le chemin d’accès côté hôpital suit de près la topographie actuelle et ne nécessite que très peu de mouvements de terre. La rampe d’accès entre le passage sous-voies et la passerelle est, elle, construite sur un remblai en continuité du talus aujourd’hui en place entre le biotope et la voie d’accès menant à la route d’Hérens.

La passerelle, constituée d'un caisson métallique asymétrique rectiligne posé sur deux appuis intermédiaires, relie deux zones de valeurs en termes paysager et naturel.
Sa section transversale exprime une transition entre un environnement urbain à caractère minéral  et un environnement paysager à caractère végétal. D’un côté, un élément plein sépare la liaison des nuisances du trafic automobile, tandis que de l’autre, la passerelle s’ouvre sur le paysage, mis à distance par une bande végétalisée qui assure une liaison biologique entre les milieux existants de part et d'autre de l'autoroute.