LOGEMENTS COLLECTIFS
152 logements, surfaces d'activités et parking à Monthey
Conception I 2013 - 2017

Réalisation I 2015 - 2017

Soumis au plan de quartier Coppet-Trollietta, le projet vise à relier la dalle, créée côté avenue de la Gare pour accueillir un centre commercial, au reste de la ville. Il établit ce lien au travers d’un un îlot ouvert, reconnectant les niveaux existants et projetés au travers de cheminements fluides et continus. Il ne cherche toutefois pas à s’inscrire dans la continuité de la ville, mais s’exprime comme une séquence identifiable pour l’usager.

L’identité de l’intérieur de l’îlot s’inspire de l’histoire du site, où jardins et vergers côtoyaient autrefois des bâtiments artisanaux ou industriels.

La végétation y est plus libre que dans les espaces bâtis alentour, la prairie remplace les carrés de gazon travaillés, le bitume de la ville fait place au béton, les équipements traditionnels tels que jeux d’enfant ou mobilier urbain ne sont pas rapportés mais font corps avec la topographie.

Le sable et les cailloux restent présents mais se transforment pour répondre à de nouvelles contraintes. Ils se figent dans des éléments de construction en béton apparent allant des cheminements aux murs, dalles et autres éléments de construction, en passant par le mobilier urbain.

Les façades sont constituées de bandes différenciées entre les contrecœurs et acrotères (isolation périphérique crépie) et les fenêtres et meneaux (menuiserie métallique et tôle). Cette composition permet d’éviter l’expression d’une succession de percements dont le nombre aurait amplifié l’échelle du projet.

L’ensemble s’exprime d’une manière homogène, bien que tous les bâtiments soient différents, leur volumétrie répondant à des rapports urbains spécifiques. Implantés de manière claire et rigide dans la périphérie du site, ils s’assouplissent dans leur géométrie à l’intérieur de l’îlot.

Toujours identique dans sa matérialité, mais différent dans sa mise en œuvre, le béton apparent devient le fil rouge du projet, accompagnant les habitants, du trottoir jusqu’au seuil des appartements.